Remplacer un médecin libéral
Le remplacement est la porte d’entrée de l’exercice libéral : quatre jeunes installés sur cinq sont passés par là, pendant trois ans en moyenne. Voici ce qu’il faut avoir en main avant le premier jour — la licence, le contrat, la rétrocession, le statut — et un simulateur pour parler chiffres.
Simulateur de rétrocession
Consultations × tarif, avant toute retenue
70 à 80 % en médecine générale
Un remplaçant travaille ~30 semaines par an
- Rétrocédé par jour
- 563 €
- le remplacé garde 187 €
- Net estimé par jour
- 439 €
- après ~22 % de cotisations
- Net estimé pour le mois
- 5 268 €
- 6 756 € rétrocédés sur 12 j
Ordre de grandeur avant impôt sur le revenu, calculé au droit commun. Vos cotisations réelles dépendent de votre régime — 13,50 % au régime simplifié de l’URSSAF sous 19 000 € d’honoraires rétrocédés par an — de vos deux premières années, appelées sur un forfait puis régularisées, et de la CFE ; les frais (déplacement, assurance RCP) ne sont pas déduits. Aucune donnée saisie ici ne quitte votre navigateur.
Avant de commencer
La licence de remplacement, ou l’inscription à l’Ordre
Un médecin thésé et inscrit au tableau peut remplacer sans autre formalité. Un interne demande une licence de remplacement à un conseil départemental de l’Ordre — en pratique celui de sa faculté : elle suppose un nombre de semestres validés, propre à chaque spécialité, et vaut un an. Elle atteste un niveau de formation, elle n’autorise rien à elle seule : chaque remplacement est ensuite autorisé pour trois mois au plus par le conseil départemental du médecin remplacé, qui en fait la demande (art. L. 4131-2, D. 4131-2 et R. 4127-65 du code de la santé publique). Conditions, durée et démarche.
Le contrat, écrit et transmis à l’Ordre
Le contrat est signé avant le début du remplacement et transmis au conseil départemental de l’Ordre du médecin remplacé. Il fixe les dates, le taux de rétrocession, les modalités de règlement et, le cas échéant, la clause de non-réinstallation. L’Ordre publie des contrats types, à reprendre plutôt qu’à réinventer. Ce que le contrat doit contenir, clause de non-réinstallation comprise.
Ce que le remplaçant ne fait pas
Il exerce au nom et à la place du remplacé, avec ses feuilles de soins et sa propre carte de professionnel de santé (CPS s’il est thésé, carte de professionnel en formation s’il est interne) ; il ne facture pas en son nom et ne conserve pas de patientèle. Le remplacé, lui, cesse toute activité médicale libérale pendant la durée du remplacement, sauf dérogation du conseil départemental du lieu d’activité en cas de carence ou d’insuffisance de l’offre de soins.
La rétrocession
Un taux libre, des usages nets
La rétrocession est la part des honoraires du remplacement que le remplacé reverse au remplaçant. Elle n’est pas réglementée. En médecine générale, 70 à 80 % est l’usage ; les zones sous-denses proposent 90 à 100 % pour attirer un remplaçant ; les spécialités à plateau technique (imagerie, ophtalmologie, radiothérapie) descendent plus bas parce que le remplacé supporte le matériel et le personnel. Ce qui fait bouger le taux, et ce qu’il reste après cotisations.
Ce que ça représente
Tout dépend de l’activité du cabinet et du taux. Exemple : 25 consultations à 30 € par jour, un taux de 80 % et l’hypothèse de 22 % de cotisations du simulateur laissent environ 470 € par jour, avant impôt et frais professionnels. Le revenu annuel moyen d’un remplaçant est nettement inférieur à celui d’un installé, pour un temps de travail moindre (une trentaine de semaines par an). Le simulateur ci-dessus donne l’ordre de grandeur selon vos paramètres.
Statut, cotisations, impôts
Déclaration et affiliation
Le remplaçant se déclare à l’URSSAF dans les huit jours qui suivent son premier remplacement libéral (le portail medecins-remplacants.urssaf.fr lui est dédié) et à la CARMF, pour la retraite, dans le mois. Il n’y a pas d’exonération de cotisations la première année : la CARMF peut en revanche accorder, sur demande, une dispense d’affiliation en dessous de 15 000 € de revenu net — au prix des trimestres de retraite correspondants.
Le régime simplifié
Tant que les honoraires rétrocédés ne dépassent pas 19 000 € par année civile, l’offre simplifiée de l’URSSAF remplace les déclarations classiques par un taux unique de 13,50 % — cotisations sociales, CSG-CRDS et retraite réunies — déclaré et payé chaque trimestre, plus une cotisation annuelle forfaitaire invalidité-décès. Au-delà, ou par choix, le remplaçant relève du droit commun des praticiens conventionnés, avec une comptabilité et une déclaration 2035. Le détail des seuils et des taux est tenu à jour par l’URSSAF et par l’Assurance maladie (remplacement-medecin.ameli.fr).
Assurance
La responsabilité civile professionnelle est obligatoire et personnelle (art. L. 1142-2 du code de la santé publique) : celle du remplacé ne couvre pas le remplaçant.
Trouver un remplacement
Supermédecin ne publie pas d’annonces et ne met personne en relation : les bourses de l’Ordre et MonRempla le font déjà, gratuitement, avec une vérification de l’identité des deux médecins que nous ne saurions pas faire mieux.
- Annonces de l’Ordre des médecins — plateforme nationale, réservée aux médecins connectés.
- MonRempla — portée par les URPS et l’Ordre, jusqu’au contrat.
Ce que nous savons faire, c’est documenter les parcours : la page mises à jour RPPS suit chaque mois les changements de lieu d’exercice des médecins, et votre fiche revendiquée peut afficher vos remplacements réguliers comme liens confraternels.
Département par département : qui y exerce, formé où
Pour chaque département, les généralistes des promotions 2004–2025 qui y exercent, la part en libéral — ceux qui prennent des remplaçants — et les subdivisions d'internat où ils ont été formés. C'est le renseignement utile pour chercher ses premiers remplacements : on remplace plus facilement chez quelqu'un dont on connaît le CHU, les stages et les habitudes de prescription.
Ce n'est pas la démographie médicale : notre base part des arrêtés d'affectation à l'internat de 2004, et les généralistes installés avant — dont ceux qui approchent de la retraite — n'y figurent pas. Pour la démographie complète, l'Atlas du Conseil national de l'Ordre fait référence. Les départements comptant moins de 25 médecins de la cohorte ne sont pas listés, et aucun effectif de moins de cinq n'est publié. La Corse non plus, pour une autre raison : les codes postaux 20xxx ne distinguent pas la Corse-du-Sud de la Haute-Corse, et nous préférons ne pas trancher au hasard.
| Département, et où ses généralistes ont été formés | Généralistes | En libéral |
|---|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | ||
| Ain 01 Lyon 54 % · Saint-Étienne 8 % · Dijon 5 % | 195 | 74 % |
| Allier 03 Clermont-Ferrand 82 % | 99 | 81 % |
| Ardèche 07 Lyon 39 % · Saint-Étienne 24 % · Montpellier-Nîmes 8 % | 127 | 72 % |
| Cantal 15 Clermont-Ferrand 88 % | 75 | 76 % |
| Drôme 26 Lyon 58 % · Montpellier-Nîmes 6 % · Aix-Marseille 6 % | 237 | 64 % |
| Isère 38 Grenoble 59 % · Lyon 18 % · Saint-Étienne 5 % | 850 | 77 % |
| Loire 42 Saint-Étienne 80 % · Lyon 6 % · Clermont-Ferrand 4 % | 560 | 71 % |
| Haute-Loire 43 Clermont-Ferrand 52 % · Saint-Étienne 30 % · Lyon 4 % | 138 | 73 % |
| Puy-de-Dôme 63 Clermont-Ferrand 83 % · Lyon 2 % · Toulouse 2 % | 498 | 74 % |
| Rhône 69 Lyon 67 % · Saint-Étienne 9 % · Paris 5 % | 1 345 | 73 % |
| Savoie 73 Grenoble 53 % · Lyon 11 % · Saint-Étienne 4 % | 439 | 63 % |
| Haute-Savoie 74 Grenoble 42 % · Lyon 15 % · Paris 6 % | 574 | 65 % |
| Bourgogne-Franche-Comté | ||
| Côte-d'Or 21 Dijon 76 % · Besançon 4 % · Lyon 3 % | 416 | 76 % |
| Doubs 25 Besançon 89 % · Strasbourg 2 % · Bordeaux 2 % | 397 | 80 % |
| Jura 39 Besançon 70 % · Dijon 6 % | 125 | 74 % |
| Nièvre 58 Dijon 63 % · Clermont-Ferrand 13 % | 48 | 75 % |
| Haute-Saône 70 Besançon 87 % | 89 | 79 % |
| Saône-et-Loire 71 Dijon 66 % · Lyon 6 % · Besançon 4 % | 229 | 62 % |
| Yonne 89 Dijon 67 % · Paris 11 % | 55 | 84 % |
| Territoire de Belfort 90 Besançon 73 % · Strasbourg 12 % | 67 | 63 % |
| Bretagne | ||
| Côtes-d'Armor 22 Rennes 41 % · Brest 21 % · Angers 6 % | 282 | 64 % |
| Finistère 29 Brest 75 % · Rennes 5 % · Paris 3 % | 863 | 71 % |
| Ille-et-Vilaine 35 Rennes 67 % · Paris 6 % · Angers 5 % | 896 | 75 % |
| Morbihan 56 Rennes 42 % · Brest 10 % · Nantes 9 % | 563 | 66 % |
| Centre-Val de Loire | ||
| Cher 18 Tours 59 % · Clermont-Ferrand 11 % · Paris 9 % | 54 | 76 % |
| Eure-et-Loir 28 Tours 52 % · Paris 20 % · Angers 9 % | 64 | 78 % |
| Indre 36 Tours 66 % · Limoges 15 % | 41 | 78 % |
| Indre-et-Loire 37 Tours 78 % · Paris 4 % · Poitiers 3 % | 488 | 77 % |
| Loir-et-Cher 41 Tours 80 % | 110 | 77 % |
| Loiret 45 Tours 58 % · Paris 11 % · Poitiers 4 % | 158 | 76 % |
| Grand Est | ||
| Ardennes 08 Reims 93 % | 98 | 71 % |
| Aube 10 Reims 67 % · Dijon 7 % | 73 | 74 % |
| Marne 51 Reims 86 % · Paris 2 % · Lille 2 % | 391 | 76 % |
| Haute-Marne 52 Reims 59 % · Dijon 16 % · Nancy 14 % | 44 | 73 % |
| Meurthe-et-Moselle 54 Nancy 89 % · Strasbourg 2 % · Lyon 1 % | 534 | 73 % |
| Meuse 55 Nancy 90 % | 59 | 69 % |
| Moselle 57 Nancy 85 % · Strasbourg 5 % · Lille 1 % | 368 | 72 % |
| Bas-Rhin 67 Strasbourg 86 % · Nancy 3 % · Paris 3 % | 785 | 76 % |
| Haut-Rhin 68 Strasbourg 82 % · Besançon 3 % · Nancy 3 % | 341 | 67 % |
| Vosges 88 Nancy 90 % | 175 | 67 % |
| Guadeloupe | ||
| Guadeloupe 971 Antilles-Guyane 58 % · Paris 8 % · Montpellier-Nîmes 4 % | 327 | 73 % |
| Guyane | ||
| Guyane 973 Antilles-Guyane 50 % · Paris 12 % · La Réunion 7 % | 68 | 34 % |
| Hauts-de-France | ||
| Aisne 02 Amiens 55 % · Reims 25 % · Lille 11 % | 150 | 79 % |
| Nord 59 Lille 90 % · Amiens 2 % · Paris 2 % | 1 636 | 73 % |
| Oise 60 Amiens 74 % · Paris 13 % · Lille 3 % | 214 | 72 % |
| Pas-de-Calais 62 Lille 84 % · Amiens 6 % · Rouen 1 % | 645 | 68 % |
| Somme 80 Amiens 91 % · Lille 2 % · Paris 2 % | 411 | 75 % |
| Île-de-France | ||
| Paris 75 Paris 68 % · Lille 3 % · Aix-Marseille 2 % | 2 609 | 65 % |
| Seine-et-Marne 77 Paris 85 % · Amiens 2 % · Reims 2 % | 336 | 68 % |
| Yvelines 78 Paris 82 % · Tours 2 % · Lille 2 % | 370 | 70 % |
| Essonne 91 Paris 86 % | 258 | 72 % |
| Hauts-de-Seine 92 Paris 79 % · Aix-Marseille 2 % · Lille 2 % | 676 | 59 % |
| Seine-Saint-Denis 93 Paris 87 % · Lille 2 % · Amiens 2 % | 533 | 56 % |
| Val-de-Marne 94 Paris 84 % · Aix-Marseille 1 % · Bordeaux 1 % | 575 | 57 % |
| Val-d'Oise 95 Paris 84 % · Amiens 4 % · Rouen 2 % | 277 | 74 % |
| La Réunion | ||
| La Réunion 974 La Réunion 44 % · Paris 7 % · Aix-Marseille 4 % | 629 | 68 % |
| Martinique | ||
| Martinique 972 Antilles-Guyane 55 % · Paris 9 % · Bordeaux 5 % | 229 | 72 % |
| Mayotte | ||
| Mayotte 976 La Réunion 44 % · Paris 22 % | 32 | 34 % |
| Normandie | ||
| Calvados 14 Caen 82 % · Paris 3 % · Rouen 2 % | 581 | 75 % |
| Eure 27 Rouen 78 % · Paris 6 % · Caen 4 % | 160 | 73 % |
| Manche 50 Caen 69 % · Paris 6 % · Rennes 6 % | 237 | 65 % |
| Orne 61 Caen 79 % · Paris 7 % | 75 | 56 % |
| Seine-Maritime 76 Rouen 88 % · Paris 2 % · Lille 1 % | 754 | 78 % |
| Nouvelle-Aquitaine | ||
| Charente 16 Poitiers 70 % · Bordeaux 5 % | 130 | 58 % |
| Charente-Maritime 17 Poitiers 68 % · Paris 4 % · Bordeaux 3 % | 445 | 70 % |
| Corrèze 19 Limoges 59 % · Toulouse 6 % | 97 | 59 % |
| Creuse 23 Limoges 73 % | 40 | 68 % |
| Dordogne 24 Bordeaux 50 % · Limoges 14 % · Paris 5 % | 149 | 62 % |
| Gironde 33 Bordeaux 68 % · Paris 7 % · Poitiers 6 % | 1 263 | 77 % |
| Landes 40 Bordeaux 58 % · Poitiers 8 % · La Réunion 5 % | 266 | 77 % |
| Lot-et-Garonne 47 Bordeaux 49 % · Poitiers 7 % · Paris 7 % | 83 | 60 % |
| Pyrénées-Atlantiques 64 Bordeaux 60 % · Toulouse 10 % · Poitiers 6 % | 559 | 67 % |
| Deux-Sèvres 79 Poitiers 71 % · Tours 6 % · Angers 5 % | 147 | 71 % |
| Vienne 86 Poitiers 87 % · Paris 2 % · Tours 1 % | 353 | 78 % |
| Haute-Vienne 87 Limoges 89 % · Toulouse 2 % · Poitiers 2 % | 242 | 69 % |
| Occitanie | ||
| Ariège 09 Toulouse 69 % · Strasbourg 7 % | 87 | 62 % |
| Aude 11 Montpellier-Nîmes 47 % · Toulouse 22 % · Paris 5 % | 144 | 69 % |
| Aveyron 12 Toulouse 58 % · Montpellier-Nîmes 12 % · Clermont-Ferrand 9 % | 137 | 72 % |
| Gard 30 Montpellier-Nîmes 67 % · Aix-Marseille 10 % · Paris 4 % | 327 | 59 % |
| Haute-Garonne 31 Toulouse 77 % · Paris 4 % · Strasbourg 3 % | 958 | 78 % |
| Gers 32 Toulouse 69 % · Bordeaux 10 % | 72 | 82 % |
| Hérault 34 Montpellier-Nîmes 74 % · Paris 4 % · Aix-Marseille 3 % | 830 | 77 % |
| Lot 46 Toulouse 62 % · Limoges 9 % | 53 | 74 % |
| Lozère 48 Montpellier-Nîmes 43 % · Clermont-Ferrand 20 % | 35 | 60 % |
| Hautes-Pyrénées 65 Toulouse 62 % · Bordeaux 8 % · Paris 4 % | 156 | 54 % |
| Pyrénées-Orientales 66 Montpellier-Nîmes 58 % · Toulouse 6 % · Paris 5 % | 173 | 68 % |
| Tarn 81 Toulouse 62 % · Limoges 5 % · Strasbourg 4 % | 173 | 71 % |
| Tarn-et-Garonne 82 Toulouse 64 % · Strasbourg 9 % · Limoges 7 % | 99 | 75 % |
| Pays de la Loire | ||
| Loire-Atlantique 44 Nantes 67 % · Angers 7 % · Paris 6 % | 1 062 | 75 % |
| Maine-et-Loire 49 Angers 79 % · Nantes 5 % · Paris 3 % | 686 | 74 % |
| Mayenne 53 Angers 75 % · Paris 9 % | 102 | 69 % |
| Sarthe 72 Angers 71 % · Nantes 5 % · Paris 5 % | 185 | 62 % |
| Vendée 85 Nantes 58 % · Angers 10 % · Poitiers 7 % | 327 | 59 % |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | ||
| Alpes-de-Haute-Provence 04 Aix-Marseille 54 % · Lille 8 % | 63 | 70 % |
| Hautes-Alpes 05 Aix-Marseille 60 % · Grenoble 12 % · Montpellier-Nîmes 4 % | 184 | 58 % |
| Alpes-Maritimes 06 Nice 75 % · Paris 6 % · Lille 2 % | 658 | 76 % |
| Bouches-du-Rhône 13 Aix-Marseille 74 % · Paris 6 % · Montpellier-Nîmes 3 % | 1 499 | 74 % |
| Var 83 Aix-Marseille 53 % · Nice 18 % · Paris 6 % | 463 | 71 % |
| Vaucluse 84 Aix-Marseille 58 % · Paris 7 % · Montpellier-Nîmes 5 % | 213 | 69 % |
| Ensemble | 37 192 | 71 % |
Localisation par le code postal du lieu d'exercice dans l'Annuaire Santé, relevé chaque mois ; seuls les médecins rattachés à leur fiche sans ambiguïté d'homonyme sont comptés. Sous chaque département, les trois subdivisions d'internat les plus représentées ; le reste de la cohorte vient d'autres subdivisions.
Questions fréquentes
Qui a le droit de remplacer un médecin libéral ?
Un médecin inscrit au tableau de l’Ordre, ou un étudiant de troisième cycle titulaire d’une licence de remplacement (articles R. 4127-65 et L. 4131-2 du code de la santé publique). La licence atteste le niveau de formation ; le remplacement lui-même est autorisé par le conseil départemental dont relève le médecin remplacé, pour trois mois au plus, renouvelables.
Le contrat de remplacement est-il obligatoire ?
Oui. Le contrat est écrit (article R. 4127-91 du code de la santé publique), signé avant le début du remplacement et communiqué au conseil départemental de l’Ordre du médecin remplacé (article L. 4113-9). L’Ordre publie des contrats types ; une plateforme peut en générer un, pas s’y substituer.
Quel taux de rétrocession demander ?
Le taux est libre. En médecine générale, 70 à 80 % des honoraires du remplacement est l’usage ; il monte à 90, voire 100 % dans les zones sous-denses où les remplaçants manquent, et descend dans les spécialités à plateau technique lourd, où le remplacé supporte des charges fixes importantes. Le remplaçant perçoit sa part du remplacé, sans facturer lui-même.
Quelles cotisations paie un remplaçant ?
Celles de l’URSSAF (cotisations sociales et CSG) et celles de la CARMF pour la retraite. Tant que les honoraires rétrocédés ne dépassent pas 19 000 € par année civile, l’offre simplifiée de l’URSSAF les réunit en un taux unique de 13,50 %, déclaré et payé chaque trimestre, plus une cotisation annuelle forfaitaire invalidité-décès. Il n’y a pas d’exonération de cotisations la première année. Les honoraires médicaux ne sont pas soumis à la TVA.
Où trouver des remplacements ?
Les bourses de l’Ordre des médecins (plateforme nationale et conseils départementaux) et MonRempla, portée par les URPS et l’Ordre, sont gratuites et vérifient l’identité des médecins. Supermédecin ne publie pas d’annonces et ne met personne en relation.
Pourquoi les remplaçants sont-ils moins nombreux en 2026 et 2027 ?
L’allongement du DES de médecine générale à quatre ans décale d’un an la sortie de la promotion 2023 : presque aucun généraliste n’est diplômé fin 2026, et deux promotions sortent fin 2027. Le vivier de remplaçants se contracte sur cette période avant de rebondir.
Sources : code de la santé publique (art. L. 4131-2, D. 4131-2, L. 1142-2 et art. R. 4127-65, R. 4127-86 et R. 4127-91 dans leur rédaction issue du décret n° 2026-691 du 27 juillet 2026), contrats types et fiches pratiques du Conseil national de l’Ordre des médecins, offre simplifiée de l’URSSAF, dépliant remplaçants de la CARMF (édition 2026), portail remplacement de l’Assurance maladie, repères d’usage de ReAGJIR. Les taux de rétrocession cités sont des usages constatés, pas des barèmes. Sources vérifiées le 20 septembre 2026.