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La rétrocession d’honoraires

C’est la part des honoraires encaissés que le médecin remplacé reverse au remplaçant. Elle n’est pas réglementée : le taux se négocie, contrat par contrat. Ce qui suit sont des usages constatés, pas des barèmes.

Ce que ça donne

Consultations × tarif, avant toute retenue

%

70 à 80 % en médecine générale

j

Un remplaçant travaille ~30 semaines par an

Rétrocédé par jour
563
le remplacé garde 187 €
Net estimé par jour
439
après ~22 % de cotisations
Net estimé pour le mois
5 268
6 756 € rétrocédés sur 12 j

Ordre de grandeur avant impôt sur le revenu. Les cotisations réelles dépendent de votre régime (simplifié ou droit commun), de votre première année (exonération CARMF) et de la CFE ; les frais (déplacement, assurance RCP) ne sont pas déduits. Aucune donnée saisie ici ne quitte votre navigateur.

Les taux d’usage

ContexteTaux constaté
Médecine générale, cas courant70 à 80 %
Zone sous-dense, remplaçants rares90 à 100 %
Spécialité à plateau technique (imagerie, ophtalmologie, radiothérapie)plus bas

Ce qui fait bouger le taux

Les charges fixes du cabinet

C’est la variable principale. Le remplaçant utilise un local, du matériel et parfois un secrétariat qu’il ne paie pas : plus ces charges pèsent dans le prix de l’acte, plus la part rétrocédée baisse. C’est pourquoi les spécialités à plateau technique lourd descendent nettement sous les 70 %, sans que personne y soit lésé.

La rareté locale

Dans les zones où les remplaçants manquent, le rapport de force s’inverse et le taux monte — jusqu’à 100 %, le remplacé préférant une continuité de soins sans marge à un cabinet fermé. Les pages départementales donnent une idée du vivier local de généralistes.

La durée et la régularité

Un remplacement long ou récurrent se négocie mieux qu’un dépannage d’un jour : le remplacé y gagne une continuité, le remplaçant une visibilité. À l’inverse, un remplacement d’urgence en pleine épidémie se paie au prix de l’urgence.

Des honoraires au net

URSSAF et CARMF

Le remplaçant se déclare auprès de l’URSSAF dès le premier remplacement — le portail medecins-remplacants.urssaf.fr lui est dédié — et auprès de la CARMF pour la retraite. La première année d’affiliation est exonérée de cotisations CARMF, ce qui rend la deuxième année plus rude que la première : c’est le piège de trésorerie classique du remplaçant débutant.

Le régime simplifié

En dessous d’un plafond annuel de rétrocessions, le régime simplifié des professions médicales remplace les déclarations classiques par un prélèvement forfaitaire sur les sommes encaissées, réglé chaque mois ou chaque trimestre. Au-delà, ou par choix, on relève du droit commun des praticiens conventionnés, avec une comptabilité et une déclaration 2035. Les seuils et taux à jour sont tenus par l’URSSAF et par remplacement-medecin.ameli.fr.

Ni TVA, ni salaire

Les honoraires médicaux ne sont pas soumis à la TVA. Et la rétrocession n’est pas un salaire : pas de lien de subordination, pas de bulletin de paie, pas de congés payés — l’arrêt maladie et les vacances se financent sur ce qu’on a mis de côté.

Les autres guides

Retour au guide du remplacement — vue d’ensemble, simulateur de rétrocession et les pages départementales.

Questions fréquentes

Quel est le taux de rétrocession normal en médecine générale ?

70 à 80 % des honoraires encaissés est l’usage constaté. Ce n’est pas un barème : le taux est libre et se négocie contrat par contrat. Il monte à 90, voire 100 % dans les zones sous-denses où les remplaçants manquent.

Pourquoi le taux est-il plus bas dans certaines spécialités ?

Parce que le remplacé supporte des charges fixes que le remplaçant utilise sans les payer. Dans les spécialités à plateau technique — imagerie, ophtalmologie, radiothérapie — le matériel et le personnel pèsent lourd dans le prix de l’acte, et la part rétrocédée baisse d’autant.

La rétrocession est-elle un salaire ?

Non. Le remplaçant est un professionnel libéral indépendant : il ne reçoit pas un salaire mais une part d’honoraires, et il paie lui-même ses cotisations. Il n’y a ni lien de subordination, ni bulletin de paie, ni congés payés.

Quelles cotisations un remplaçant paie-t-il ?

Il relève de l’URSSAF (cotisations sociales et CSG) et de la CARMF pour la retraite, avec une exonération de cotisations CARMF la première année d’affiliation. En dessous d’un plafond annuel de rétrocessions, le régime simplifié des professions médicales remplace les déclarations classiques par un prélèvement forfaitaire mensuel ou trimestriel. Les honoraires médicaux ne sont pas soumis à la TVA.

Combien reste-t-il net d’une journée de remplacement ?

Pour un généraliste, de l’ordre de 500 € nets par jour avant impôt sur le revenu, selon l’activité du cabinet et le taux négocié. Le simulateur de la page remplacement donne l’ordre de grandeur à partir des honoraires encaissés, du taux et du nombre de jours.

Sources : portails URSSAF et Assurance maladie dédiés aux remplaçants, Atlas de la démographie médicale et documents types du Conseil national de l’Ordre des médecins, étude Remplact (ReAGJIR). Les taux cités sont des usages constatés, pas des barèmes ; le simulateur donne un ordre de grandeur, pas une simulation comptable. Page rédigée en septembre 2026.